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Charlier / Sourisse Quintet & After Works


7 juillet 2017
Vendredi 7 Juillet 2017 à partir de 18h30 - Place Jean Cocteau
18h30

Depuis 18 mois André Charlier et Benoit Sourisse sont en résidence dans trois conservatoires du Pôle Métropolitain (Nord Isère , Vienne et St Etienne)
Les étudiants vont proposer aux spectateurs un répertoire uniquement composé par Charlier Sourisse fruits d’un long travail et d’enrichissantes rencontres avec ces musiciens d’exception.

concerts gratuits dans le cadre des résonances avec le pôle métropolitain

18h30 : after works : combos des conservatoires pôle métropolitain
20h30 : Charlier sourisse 5tet

Stéphane Guillaume : saxs, flute, clarinette - Benoit Sourisse : piano - Claude Egea : trompette - Pierre Perchaud : guitare - André Charlier : batterie

CHARLIER/SOURISSE : MULTIQUARIUM 5tet

Un duo incontournable du jazz européen. Après quatre albums avec des collaborations prestigieuses Jerry Bergonzi, Kenny Garrett, Kurt Rosenwinkel et Alex Sipiagin :

LE 5EME OPUS :“MULTIQUARIUM”

Les chemins empruntés durant toutes ces années par André et Benoît, au cours de leurs nombreux périples, les ramènent aujourd’hui la tête remplie de mélodies insolites, nourries aux « grooves » sauvages de leurs rythmiques de feu, « piano, contrebasse, batterie ».

Les voix des flûtes et du saxophone, mêlées à celle de la trompette, se glissent dans l’écriture comme dans un costume sur mesure, sublimant le son « Charlier/Sourisse » désormais en pleine maturité.

Charlier / Sourisse, c’est comme Thad Jones et Mel Lewis, sauf qu’à eux deux, ils ont la clé : l’un est batteur, l’autre pianiste et organiste. On pourrait résumer le topo à cette équation rythmico-mélodique.

Le temps aidant, la colle fraternelle a soudé les derniers interstices de leur PACS musical.

Leur jazz me fait penser aux lithos de Louis Lozowick qui évoquent cette urbanité verticale, ces gratte-ciel qui se jouent de l’ombre et de la lumière. Comme un jeu de Lego entretoisé multipliant les lignes de fuite, les superpositions, les à-pics vertigineux.

Il faudrait employer un terme nouveau pour dire qu’André Charlier et Benoît Sourisse sont dans l’ère du post quelque chose, menant sans tapage leur affaire quelques miles en avant du peloton : après le Wayne Shorter d’Atlantis, après le Quindectet de Michael Brecker ou les feux sans artifices que Jim Beard aime tirer de loin en loin.

En allant au bout d’eux-mêmes, André Charlier et Benoît Sourisse cultivent pourtant un coin de grenier : la virtuosité -écrite ou improvisée- est campée sur une histoire. En plein jour ou cachés derrière, il y un bois flotté art brut, un pas gaélique, un quatre temps réformé dont les cylindres scandent leur tournerie vaudou ou s’amusent à faire toussoter la métrique apparente.
François Lacharme